Samedi midi direction les sables d’Olonne pour un gros weekend de duathlon avec la première étape du championnat de France de D1. Une découverte pour notre équipe d’Issy vu que l’an dernier on etait au niveau D2. Une grande inconnue donc, on va voir quelle est la différence avec un échelon de plus, c’est clair que l’on ne joue plus dans la même cour avec des duathletes de niveau international au départ. Inutile de dire qu’avec 4 duathlons au compteur, je ne fais pas le malin.

Apres le duathlon de Meaux, qui m’avait rassuré un peu sur mon état de forme après une coupure de presque 3 mois pour blessure, j’avais en tête de charger pas mal en entrainement 2 semaines et alléger un peu la dernière semaine avant cette étape de grand prix. Toujours l’envie de rattraper ces mois a ne pas courir, retrouver mon niveau de forme de l’an dernier ou j’enchainais les 10 km 2 fois par mois. Evidemment ca ne marche pas comme ca, effectivement j’ai bien chargé en entrainements pendant deux semaines (240 km de course a pied) et du coup la semaine dernière je suis épuisé, les sensations a l’entrainement sont plus mauvaises que jamais, je perds totalement confiance en mes capacités. Comme a mon habitude je veux conserver mes séances de qualité la semaine avant la course. Donc au programme une séance de 1000 mardi, un e séance de vma courte jeudi et lundi/mardi les entrainements du club. Au niveau vélo j’ai roulé le weekend precedent vendredi samedi dimanche, en esperant que ca suffise, je suis content de mes seances de longchamps, certes courtes, pas plus de 50 km, mais bien intenses. Lundi, la seance du club a base de 600m ne se passe pas si mal, en 1’50 environ, mais je sens que mes jambes sont tres tres lourdes. Mardi, 4 fois 1000 que je voulais passer en 3’05, finalement ca sera de 3’06 a 3’12 de plus en plus lent, preuve que je n’ai plus le niveau de l’an dernier ou je passais cette seance en 3’05 regulier du debut a la fin. Mercredi, les 10x300 vont m’achever le moral, je n’arrive pas a suivre le rythme de mes coéquipier d’entrainements, donc jeudi je fais une toute petite séance de 30/30, je ne me fais pas trop d’illusion, je n’ai jamais joué sur la fraicheur physique sur mes courses mais là en plus mon niveau n’est pas la, on va miser sur le vélo ;)

Arrivés la veille de la course aux sables, sympa de sentir le vent marin apres celui de paris, par contre ca ne va pas aider sur la partie vélo, gros vent de face prévu sur le retour de la boucle de 10 km a faire 3 fois, ca va faire mal il vaut mieux trouver des roues pour s’abriter. 

La nuit precedent, comme souvent je dors mal, voire pas beaucoup, le stress de la course monte déjà… On court a 16h, donc la journée est un peu longue en attendant la course, je déteste cette horaire, pour les courses le matin, je me contente d’une banane 2 heures avant, la il va falloir quand meme s’alimenter avant. Un gros petit dej a 10h devrait aller, meme si avec le recul je crois que c’était trop tard pour moi (ou trop lourd ).

Le temps de voir la course open, ou ca courre déjà a tres bonne allure a l’avant, on constate aussi que le temps est pourri, un bon crachin qui mouille la route et provoquera des chutes. Par chance a partir de midi ca s’arrete et la route s’asseche tres vite. Les  filles d’issy courent a 14h, c oup de chapeau au passage elles s’imposent facilement avec 3 filles dans les 10 dont la victoire.

 

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A l’echauffement les sensations sont correctes, difficile de toute facon d’avoir des infos a ce moment. Le depart est donné sans que j’ai le temps de declencher mon gps, decidement tout va vite en D1. Ca part tres vite, finalement a peu pres comme en D2, ca zigzag pas mal, dur de ne pas se prendre les pieds des autres coureurs surtout en partant en queue de peloton. A la difference de la D2 ca ne ralentit pas, le premier kilo est en legere montée et la le cardio s’envole, je n’arrive pas a trouver mon rythme, je suis en surrégime qui fait mal, je peux tenir a cette vitesse 2 km apres je m’ecroule! Je vois aussi que je suis plutôt loin, de la tete voila qui n’aide pas le moral, l’allure est tellement inconfortable que j’imagine l’abandon, pas sérieusement bien sur mais ca traverse l’esprit.


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Le deuxieme tour (deux boucles d’environ 2,5 km) est un peu mieux pour la simple raison que j’ai ralenti. Je prends le vélo a une place pas si catastrophique, a vue de nez en 3/4 de peloton. Apres de longues hésitations, la veille j’ai opté pour des cales pieds a sangles, pas de stress de changement de chaussure, ca devrait bien se passer… en principe. Je trouve le moyen de me deporter a la sortie du parc velo pile sur une excroisssance sur la route, mon vélo saute un peu et… la chaine avec, qui deraille. Je passe le grand plateau, je pedale mais c’est dans le vide la chaine ne veut pas s’accrocher au plateau. Je m’arrete, je repars, cette fois ca y est la chaine accroche enfin au plateau, je peux repartir. J’ai perdu du temps, je ne saurais dire combien, mais surtout j’ai raté les pelotons intéressants. Je ne cogite pas trop pourtant, je vais essayer de faire ce vélo a fond, je n’ai rien a perdre, je pense que mes collegues d’issy sont devant donc je ne rentre pas dans les points. On est 2-3 au début du parcours vélo, il y a un pack devant mais il y a un bon écart, impossible a remonter seul. Par chance, je trouve deux bons rouleurs de la meme equipe a qui je vais m’associer pour enfin regagner le pack de devant, la jonction s’operant avant la fin du premier tour. Au prix d’un effort enorme a mon niveau, je suis dans le rouge cramoisi alors que l’on a fait 7 km, le souffle est au max, et surtout je sens déjà des grosses crampes dans les mollets. J’ai meme envie de vomir, ca été le prix a payer pour rentrer dans un pack et il fallait le faire. Dans ce petit peloton je retrouve un coequipier d’issy aux avants poste, je m’efforce de rester en tete, de mener certaines parties. Il y a souvent des tentatives d’echappé et etant aux avants poste je fais souvent l’effort pour recoller. A certains moments je sens mon mollet se contracter, ca me fait peur je suis obligé de couper mon effort heureusement ca ne durera jamais longtemps. Le rythme me semble assez soutenu même si la collaboration est loin d’etre parfaite. De nouveau en ligne de mire un peloton, on fait l’effort pour revenir dessus au debut du 3ieme tour, encore une fois je me suis fais très mal pour y rentrer. Là, je retrouve 2 autres coequipier d’issy, le peloton est plus conséquent donc je profite pour enfin m’abriter un peu. Juste avant de rentrer au parc on parvient enfin a revenir sur un autres pack, déjà important donc c’est finalement le gros de la course qui rentre au parc ensemble. Grosse frayeur a l’entrée du parc, un coureur devant moi evite de justesse un plot fixé au sol, moi dans les roues je ne peux rien faire et le prend, mon velo décolle des deux roues, ma roue avant tourne legerement et c’est un miracle que je retombe sans tomber sur le bitume, sur le coup je suis tellement fatigué que je ne réalise pas vraiment. Je ne suis pas assez lucide aussi pour me placer avant de poser le velo. A l’arrivée au parc, je suis en tout cas totalement carbonisé, les jambes sont tétanisées. Confirmation je pose le pied au sol et mon mollet se contracte, une crampe qui me paralyse. Je m’arrete une premiere fois avant de poser le velo pour m’étirer, puis une nouvelle fois apres, je ne peux pas courir, mes deux jambes sont prises, je dois ressembler a un canard malade. Les 500 premiers metres sont terrible je ne peux pas plier les jambes, le coach me crie de continuer, que ca va passer, effectivement au bout d’un km ca va mieux, je peux reprendre une foulée normale ou presque. Pour la deuxieme boucle je suis décidé a accelerer le rythme, niveau cardio j’ai de la marge. Malheureusement il n’y a plus grand monde a reprendre, ca sent la fin de peloton. En plus un point de coté apparait, les 500 derniers metres il se fait de plus en plus present, il n’aurait pas fallut 200 metres de plus.

52 ieme au final, tres loin dans le classement, je marque des points pour issy malgré tout, pendant la partie vélo je n’aurais pas forcement misé beaucoup sur ma possibilité d’aller au bout.

En conclusion, plein d’enseignement a tirer de cette course, la premiere c’est que j’ai du boulot a l’entrainement en course a pied en premier lieu, s’habituer a travailler à vma voire plus, en velo aussi essayer de faire un peu plus de fond pour faire une bonne deuxieme cap (et eviter les crampes). En tout cas une bonne claque je m’attendais a du haut niveau je n’ai pas été decu. Malgré tout, vu les sensations que j’ai eu en course, j’ai du mal a etre decu, le fait d’aller au bout était déjà une surprise.

 

http://www.ipitos.com/images/resultats/pdf/pdf_172_538.pdf

 

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